Photo de presse Auntie Flo pour l'album Theory of Flo

/Musique/Quand l’electro parcourt le monde

Que ce soit des musiques un peu dansantes ou beaucoup plus expérimentales, je tombe de plus en plus souvent sur des projets fascinants, mêlant des musiques traditionnelles aux racines traditionnelles très diverses, allant de pays de l’Afrique noire à l’Inde en passant par les pays Arabes ou la Turquie. Du coup j’avais envie de faire un petit horizon, des fois que je puisse vous faire découvrir quelques belles trouvailles. Je ne m’étendrais pas sur les questions de fond sur « est-ce que c’est bien que des producteurs blancs et/ou européens pillent la culture des autres ». D’autres abordent ce genre de polémiques beaucoup mieux que moi.

Auntie Flo – Theory of Flo (2015)

On commence avec ce morceau de Auntie Flo feat. Anbuley, c’est beau, c’est frais, on danserait presque dessus en boîte si ça sentait pas autant la mélancolie. Le producteur anglais livre avec Theory of Flo un album qui fleure bon l’Afrique et s’écoute très bien d’une traite, et ce featuring avec la viennoise d’origine ghanéenne Anbuley fonctionne fort bien.

 

Clap! Clap! – Tayi Bebba (2014)

Un album un peu moins accessible, un peu plus nerveux au niveau des rythmiques souvent bien speed et bien chargées de bas. Un paquet de styles y passent, allant quasiment de la trap à l’electronica en passant par de la hard tech, et quelques morceaux un peu plus zen. Vous pouvez jeter un oeil ce site web qui reprend le concept de l’album ( quelques explications par exemple dans cet article en anglais ). Au programme donc, field recording et donc samples, percussions traditionnelles et gros beats. Pour être honnête certains morceaux de l’album m’ennuient très vite, mais d’autres sont très bons. C’est le cas du single The Holy Cave, bien qu’il soit assez peu représentatif du reste de l’album.

 

Débruit – Débruit & Istanbul (2016)

Cet album mélange des délires de vieux gros synthés/instrus 80’s qui fleurent bon la vieille Techno, le trip-hop ou encore les délires Italo Disco, avec de la musique traditionnelle turque. Et pour le coup le monsieur français de Débruit s’est entouré de beau monde, multipliant les featurings. Qu’ils soient percussionnistes, guitaristes, chanteuses, plusieurs générations de musiciens turcs, y résidant encore ou non, interviennent sur une bonne partie des tracks de cet album. C’est le cas du « single » qui fait intervenir la magnifique voix de Gaye Su Akyol.

Suuns & Jerusalem in My Heart – Suuns & Jerusalem in My Heart (2015)

On sort presque des frontières de l’electro avec cet album, mais pas tout à fait, car même s’il arbore des aspects rock et post-rock, à grand coups de guitare electrique et de batterie acoustique, certains morceaux arborent des synthés et des boites à rythme que Carpenter n’aurait pas renié. Saupoudrez tout ça des influences libanaises du membre central des montréalais de Jerusalem In My Heart, et vous obtenez un mélange franchement inventif et personnel. L’album tend aussi souvent vers le psyché et l’experimental, triturant les sons à loisirs au moyen d’effets plus ou moins violents réduisant par moment certains instruments à une mer d’échos ou à du presque bruit blanc. Je vous colle l’intro de l’album, mais n’hésitez pas à tout écouter, c’est vraiment très varié et la qualité est au rendez-vous.

 

Bonus : Sarathy Korwar – Day To Day (2016)

Bon là je triche un peu j’avoue, cet album est clairement plus du Jazz que de l’electro, même si elle se fait un peu ressentir par moments. Sarathy Korwar, bien que né aux USA et résidant en Angleterre, a passé une partie de sa vie en Inde. Cet album qui porte son amour pour la communauté Sidi propose donc un jazz fortement influencé par de la musique traditionnelle indienne, et le résultat est, selon les morceaux, plein de groove ou bien planant.

Le morceau introductif de l’album est bien représentatif des deux facettes arborées ici par le musicien.

 

Si vous avez des groupes mêlant des styles modernes avec de la musique traditionnelle, n’hésitez pas à laisser un petit message là en-dessous.

 

Source photo d’en-tête : xlr8r (photo de presse de Auntie Flo)

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