Vue de l'intérieur d'une chambre

/Motivation/L’expatriation n’est pas toujours un rêve doré

Je n’ai pas eu de réelle expérience d’expatriation même si une opportunité a failli m’y amener. Néanmoins certains voyages comme mon voyage récent de 26 jours à Osaka en solitaire m’ont permis de me rendre compte que ça ne doit pas toujours être une partie de plaisir. La barrière de la langue, notamment au Japon où peu de gens parlent anglais ou français, rend le contact difficile. Et quand il se produit, ça reste souvent de la surface, des conversations mortes nées. « D’où venez-vous ? » « De France » « Ooooh ». « Tu habites ici ? » « Je suis là pour un mois » « Ah ok ». Ce qui ne donne pas spécialement envie de créer le contact les fois suivantes, pour peu qu’on ne soit pas dans l’humeur adéquate. Quand on est vraiment seul et qu’on a l’habitude d’avoir des amis qui sont finalement vraiment proches de nous, on se rend compte aussi de la chance qu’on a. De la faible probabilité de nouer des amitiés similaires dans un contexte totalement différent, surtout si on n’y a pas ou peu de repères.

La culture aussi est une grosse barrière. C’est souvent ce pourquoi on est attiré par un pays dans un premier temps. Mais après quelques semaines passées sur place, seul, on se rend vite à l’évidence. Ici l’étranger c’est nous. Et s’intégrer dans cette culture qui nous est totalement ou partiellement très obscure, sans personne pour nous guider ou sans personne pour faire un effort actif dans ce sens, ce n’est pas simple. Et on ne peut pas vraiment blâmer les gens. C’est nous qui avons fait ce choix de venir. Eux n’ont rien demandé et on déjà leur routine, leur vie bien remplie.

Dans mon cas je n’étais là qu’une courte période et l’isolement était un des buts recherchés, mais comme je songe à m’expatrier dans les mois à venir, il va falloir que je sois bien conscient des enjeux selon la destination choisie avant de me décider.

Je n’imagine même pas les difficultés qu’on peut ressentir dans le milieu du travail quand la langue et/ou la culture nous sont imperméables.

Bref, toutes ces raisons font qu’en tombant sur  ce billet d’Anne-Laure Fréant sur Medium qui brise pas mal de tabous sur la question, je n’ai pu que le trouver très intéressant.

Vous avez des expériences peu agréables à partager sur le sujet ? Allez-y, pour une fois que le sujet est abordé, ne vous privez pas !

Crédit photo d’en tête : Anne-Laure Fréant.

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