Capture d'écran du film, les deux personnages se brossent les dents dans une allée de garage

/Films/The Battery : Psycho-sociologie sur fond d’apocalypse zombie

The Battery, sorti en 2012, est la première réalisation de Jeremy Gardner. Le synopsis français ne fait pas vraiment rêver :

Au cours d’un road-trip à travers les Etats-Unis, au cours duquel ils doivent lutter contre des morts vivants, deux anciens joueurs de base-ball s’aperçoivent qu’ils devront aussi faire face à leurs propres démons…

Mais dès le début du film on comprend qu’on est pas face à un énième film de zombie à base d’hémoglobine, de héros survitaminé et d’action endiablée. Ici on flotte plutôt au milieu de la relation imposée à ces deux adulescents – j’aurai pu rajouter « que tout oppose » pour bien faire synopsis. Nan sans rire, comptez le nombre de synopsis qui comportent cette expression. Bref, tout ne les oppose pas non plus, vu qu’ils faisaient partie de la même équipe de base-ball, mais de là à passer tout son temps en compagnie d’un quasi-inconnu du jour au lendemain, alors qu’on a tout perdu, et qu’à chaque instant notre survie dépend de lui, ce n’est psychologiquement pas une partie de plaisir. Et ça fait du bien d’observer cet aspect de la catastrophe, de constater que le scénariste n’utilise l’apocalypse zombie que comme toile de fond.

L’autre tour de force de ce film, c’est qu’il n’a coûté que 6.000$ et que le tournage n’a duré que 15 jours, et c’est franchement loin de peser sur la réalisation ou la qualité du film. La bande son est elle aussi excellente et m’a permis notamment de découvrir les très chouettes folkeux de Rock Plaza Central.

Je vous déconseille par contre de regarder la bande-annonce qui en dévoile à mon goût beaucoup trop.

 

Si vous avez d’autres exemples de films qui détournent un genre pour lui donner une autre lumière je suis preneur !

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